L’alopécie de la barbe se traduit par une perte de pilosité. Elle peut se manifester par des trous localisés, une barbe clairsemée et dans le cas le plus conséquent, par une absence totale de pilosité dans certaines zones. Chez un homme, la barbe peut être une marque de charisme et de confiance en soi. Lorsqu’elle est clairsemée, elle peut engendrer un profond mal-être. Cependant il est possible d’avoir recours à certains traitements afin de pallier ce problème.
Les causes de l’alopécie de la barbe
L’alopécie de la barbe est due à plusieurs facteurs. Elle peut aussi bien venir d’un trouble immunitaire comme l’alopécie areata que d’un déséquilibre hormonal. Et dans certains cas, des facteurs génétiques ou un haut taux de stress peuvent en être la cause.
L’alopécie areata
L’alopécie areata est une forme d’alopécie Il s’agit d’une maladie auto-immune dans laquelle le système immunitaire attaque les follicules pileux. Dans cette éventualité là, les zones sans poils sont bien délimitées, et sont d’apparence rondes ou ovales.
Un déséquilibre hormonal
L’alopécie de la barbe peut être due à déséquilibre hormonal comme la testostérone. Un taux de testostérone trop bas, qui peut notamment être dû à une prise de médicament, peut entraîner un ralentissement voire un arrêt de la pousse des poils.
Des carences
Des carences en fer, en zinc et en vitamine D ou B12 peuvent dénaturer la santé des follicules pileux et donc altérer la pousse de la barbe.
Un facteur génétique
L’alopécie de la barbe chez l’homme peut avoir une origine génétique. Pour cette raison, on ne parle pas d’alopécie active. Il s’agit simplement d’une absence ou d’une limitation naturelle de la pousse du poil.
Les différents traitements envisageables en centre
Avant toute prise en charge, il est important de diagnostiquer la cause de cette alopécie. Cela permet de préconiser un traitement particulier selon le cas.
Concernant l’alopécie areata et de la barbe, plusieurs traitements sont possibles pour encourager la repousse de poils :
- L’injection de peptides biomimétiques : Les peptides biomimétiques sont des molécules que notre organisme utilise notamment pour régénérer les cellules. Grâce à ces injections, les peptides biomimétiques vont mimer les cellules afin de permettre une repousse.
- La mésothérapie capillaire : Cette méthode consiste à injecter un mélange nutritif riche en vitamines, acides aminés et minéraux par le biais de micro-aiguilles. Ce procédé permet de stimuler la microcirculation sanguine et favorise l’apport de nutriments vitaux aux follicules pileux. C’est un recours idéal pour relancer l’activité des follicules affaiblis.
- Les LED cheveux : La photobiomodulation par LED est une technique utilisant la lumière pour stimuler l’activité cellulaire. En plus d’être indolore, elle est non invasive. Les LED capillaires émettent une lumière froide afin de relancer la microcirculation et prolonger la phase anagène du poil.
Les différents traitements à faire chez soi
L’alopécie de la barbe peut s’atténuer en réalisant des gestes simples à faire chez soi, sans intervention médicale.
- Prendre des compléments alimentaires : Une carence en vitamine est une cause importante de l’alopécie de la barbe. Il est donc possible d’effectuer une cure de compléments riches en zinc, fer, acides aminées afin d’améliorer la qualité du poil. Avant de commencer cette cure, il est préférable de consulter un médecin.
- Gérer le stress : Cela peut paraître anodin, mais il existe un lien de corrélation entre la gestion du stress et la perte de pilosité. Un stress trop important déséquilibre le système immunitaire, pouvant mener à une attaque des follicules pileux. Enfin, le stress augmente le taux de cortisol. Il s’agit d’une hormone qui interfère avec la croissance des poils. Pour pallier cette gestion du stress, pratiquer des activités relaxantes comme de la médiation ou se masser sont bénéfiques.
La transplantation de barbe
La transplantation de barbe est un recours en cas d’échec des solutions plus traditionnelles. Bien qu’elle constitue une solution radicale, elle comporte aussi des risques. Il s’agit d’une méthode invasive consistant à prélever des follicules à l’arrière du crâne (zone donneuse) pour les implanter dans les zones glabres du visage. Cette pratique, en plus d’être risquée, nécessite une anesthésie locale. Dans la majorité des cas, son coût reste entièrement à la charge du patient, sans prise en charge par la Sécurité sociale.
Suivant l’opération, des complications peuvent apparaître:
- Rougeurs persistantes
- Infections locales
- Perte temporaire ou définitive des greffons (dans le pire des cas)
- Inflammations