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Médecine intime


Atrophie des grandes lèvres : retrouver volume et confort

Le vieillissement cutané et tissulaire ne se limite pas au visage ; il affecte l’ensemble du corps, y  compris la zone intime. Avec la ménopause ou suite à certains traitements médicaux, une chute hormonale survient et entraîne des modifications physiologiques importantes. Les grandes lèvres perdent de leur volume, s’affinent et ne jouent plus leur rôle de barrière protectrice. Ce phénomène, souvent vécu dans le silence, engendre une gêne esthétique, ainsi qu’un inconfort fonctionnel quotidien. Pour retrouver confort et confiance en soi, la médecine esthétique propose des solutions douces et efficaces, notamment grâce à l’acide hyaluronique qui permet de réhydrater et restaurer les volumes de la zone vulvaire.

DÉFINITION DU BESOIN


Qu’est-ce que l’atrophie des grandes lèvres ?

L’atrophie des grandes lèvres, ou hypotrophie vulvaire, est une modification anatomique caractérisée par la fonte anatomique progressive mais fréquente. Elle se caractérise par une fonte marquée de la graisse sous-cutanée qui structure la vulve. Elle est souvent associée à une perte de densité et de tonicité de la peau.

Un rôle de protection perdu

Anatomiquement, les grandes lèvres sont des replis cutanés charnus qui, lorsqu’ils sont galbés, doivent être jointifs pour recouvrir et protéger les petites lèvres et l’entrée du vagin. Cette fermeture hermétique est essentielle : elle maintient un microclimat protecteur pour les muqueuses internes et prévient leur déshydratation. Avec l’âge, la carence en œstrogène ou une perte de poids, ce tissu adipeux fond et la peau se relâche.

La béance vulvaire

Cette perte de volume structurel entraîne mécaniquement ce qu’on appelle la béance vulvaire. Les grandes lèvres ne se touchent plus, laissant l’anatomie intime ouverte. Les structures internes (petites lèvres et clitoris) se retrouvent alors exposées à l’air, aux frottements directs des vêtements et aux agressions extérieures. Cela perturbe durablement l’équilibre et le confort de la zone.

Les symptômes :

Contrairement à la sécheresse vaginale qui est un problème interne, l’atrophie des grandes lèvres se manifeste par des signes externes qui impactent la qualité de la vie : 

  • Inconfort mécanique : Une sensation quasi constante de frottement ou de « gêne », exacerbée par le contact direct des sous-vêtements ou des vêtements serrés (jeans, leggings) sur les petites lèvres devenues proéminentes par défaut.

  • Gêne physique  : Douleurs ou irritations vives lors de certaines activités nécessitant une assise ou générant des impacts (vélo, équitation, spinning, course à pied), dues à la disparition du coussin graisseux amortisseur.

  • Complexe esthétique  : Au-delà du ressenti physique, l’aspect visuel change. La vulve paraît « vidée », la peau est fripée ou relâchée, renvoyant une image de vieillissement accéléré qui peut profondément affecter l’estime de soi, la féminité et l’aisance dans l’intimité du couple.

ZONES TOUCHÉES


Quelles sont les
zones touchées ?

 

L’atrophie des grandes lèvres concerne


01

Les grandes lèvres

Appelées aussi labia majorées, les grandes lèvres sont des replis cutanés externes qui constituent la structure visible de la vulve. En perdant leur galbe et leur densité graisseuse, elles s’affinent et ne parviennent plus à clore hermétiquement la fente vulvaire. Elles perdent ainsi leur fonction essentielle de coussin amortisseur et de barrière thermique protectrice pour les organes génitaux internes.


02

Le vestibule vulvaire

Zone sensible située à l’entrée du vagin. Suite à l’ouverture des grandes lèvres, la muqueuse du vestibule se retrouve exposée en continu à l’air ambiant et aux frottements mécaniques. Cette exposition anormale perturbe l’hydratation naturelle, assèche les tissus et aggrave la sensation d’inconfort.


03

Les petites lèvres

Appelées aussi lèvres internes ou nymphes, les petites lèvres sont des replis muqueux internes naturellement fins. N’étant plus protégés par les grandes lèvres, ils se retrouvent en première ligne face aux agressions extérieures. Le contact direct avec les tissus des sous-vêtements de sport engendre des micro-traumatismes, une irritation chronique et une sensation de vulnérabilité au quotidien.


Les causes


Quelles sont les causes ?

L’origine principale de l’atrophie des grandes lèvres est hormonale. Les tissus de la zone vulvaire externe sont hormono-dépendants, ainsi leur santé et leur tonicité dépendent directement du taux d’œstrogènes.


01

Carence hormonale (ménopause)

L’hypoœstrogénie naturelle liée à la ménopause est le facteur déclenchant majeur. Privés de stimulation hormonale, les fibroblastes (cellules de soutien de la peau) ralentissent leur activité. La production de collagène, d’élastine et d’acide hyaluronique endogène chute. Ainsi, le derme s’affine, la graisse fond et la peau perd sa souplesse.


02

Traitements oncologiques

Les femmes ayant subi un cancer hormono-dépendant (du sein ou des ovaires) sont particulièrement touchées. Les traitements tels que la chimiothérapie, l’ovariectomie ou les hormonothérapies provoquent une chute brutale et sévère des œstrogènes. Cette ménopause artificielle, survenant sans période d’adaptation, engendre des symptômes atrophiques souvent plus intenses et rapides.


03

Post-partum

Après l’accouchement et durant l’allaitement, la chute des œstrogènes peut induire une sécheresse et une atrophie transitoire, similaire aux mécanismes de la ménopause.


04

Facteurs aggravants

Le vieillissement intrinsèque s’associe à des facteurs externes qui accélèrent la dégradation des tissus :

  • Les vêtements inadaptés : le port fréquent de vêtements trop serrés peut accentuer l’irritation mécanique sur des tissus déjà fragilisés.
  • Le tabagisme : il altère la microcirculation sanguine, privant les tissus d’oxygène et de nutriments essentiels.
  • Les variations du poids : une perte de poids importante peut accélérer la fonte du coussin graisseux des grandes lèvres.

Prévention


Comment prévenir l’atrophie des grandes lèvres ?

Les mesures préventives reposent essentiellement sur le maintien de l’homéostasie tissulaire :


01

Le traitement hormonal de la ménopause (THM)

L’administration d’œstrogènes lorsqu’elle est médicalement indiquée, permet de prévenir l’atrophie des tissus hormono-dépendants.


02

L’arrêt du tabac

Il est indispensable pour préserver la micro-circulation cutanée.


03

La stabilité pondérale

Maintenir un poids stable limite la fonte adipeuse brutale et la distension cutanée secondaire.


traitement


Quelles sont les traitements
possible ?

L’atrophie des grandes lèvres peut être traitée au sein des centres Beaujour par un technique de comblement spécifique, visant à restaurer la protection et le confort intime.


01

Il s’agit de la méthode de référence pour cette indication. Le médecin utilise un acide hyaluronique réticulé volumateur qu’il injecte dans l’hypoderme. Cette technique permet de recréer le coussin graisseux naturel, et de rendre les lèvres jointives pour protéger l’intérieur de la vulve des frottements de l’air. Elle améliore également l’esthétique en restaurant le galbe anatomique de la zone.


Pour des questions de sécurité et de naturalité du résultat, certains soins ne sont pas pratiqués chez Beaujour.

FAQ


Questions fréquentes à propos de l’atrophie des grandes lèvres

01

Pourquoi les grandes lèvres s’affinent-elles avec l’âge ?

L’affinement est principalement dû à la carence en œstrogènes survenant à la ménopause ou à une perte de poids importante. Ces hormones sont responsables de la tonicité et de l’hydratation des tissus génitaux. Leur diminution entraîne une fonte de la graisse sous-cutanée et un arrêt de la production de collagène, provoquant une atrophie progressive et une perte de volume.


02

Peut-on traiter le relâchement sans ajouter de volume ?

Si le relâchement cutané est léger sans perte de graisse significative, la radiofréquence peut être une option pour retendre la peau. Cependant, dans la grande majorité des cas d’atrophie, la perte de volume est la cause principale du problème. L’acide hyaluronique reste alors le traitement standard pour corriger efficacement la béance vulvaire.


03

Cela modifie-t-il les sensations sexuelles ?

Le traitement ne diminue pas la sensibilité clitoridienne. Au contraire, en éliminant les douleurs liées aux frottements directs sur les muqueuses et en restaurant un coussin protecteur, il améliore souvent le confort global, ainsi que la confiance en soi.


04

Le résultat est-il gonflé ou artificiel ?

Un œdème réactionnel est normal, quasi systématique durant les 2 à 3 premiers jours car la zone est très vascularisée. Une fois l’œdème résorbé, le résultat est très naturel, les lèvres retrouvent simplement leur galbe initial, sans excès de volume.


05

Comment reconnaître une atrophie des grandes lèvres au quotidien ?


Plusieurs signes physiques et fonctionnels peuvent alerter : une sensation de frottement direct des sous-vêtements sur les petites lèvres, une gêne lors de la marche ou du sport, ou encore une sécheresse persistante malgré une bonne hydratation. Visuellement on constate une perte de volume, un aspect fripé, et une béance vulvaire, soit l’intérieur de la vulve visible.


06

L’atrophie des grandes lèvres concerne-t-elle uniquement les femmes ménopausées ?

Si la ménopause est la cause principale, les femmes plus jeunes peuvent aussi être concernées. C’est notamment le cas après une perte de poids importante, après un accouchement ou chez les grandes sportives.


07

Est-ce que cette atrophie augmente le risque d’infections ?

Oui, indirectement. Les grandes lèvres agissent comme un bouclier naturel pour l’entrée du vagin et de l’urètre. Lorsqu’elles s’atrophient et ne sont plus jointives, cette protection disparaît. La zone est plus exposée aux bactéries extérieures, aux frottements et à la macération, ce qui peut favoriser les irritations chroniques, les mycoses ou les gênes urinaires.


08

Quelle est la différence entre sécheresse vaginale et atrophie des grandes lèvres ?

Bien que souvent liées, ce sont deux indications distinctes. La sécheresse vaginale concerne l’hydratation de la muqueuse interne. L’atrophie des grandes lèvres est une perte de volume structurelle de la partie externe. Ces deux phénomènes peuvent coexister chez une même patiente, car ils partagent une cause commune (la carence œstrogénique), mais ils relèvent de prises en charge distinctes.


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