La peau
Traiter une kératose séborrhéique
La kératose séborrhéique, aussi appelée verrue séborrhéique, est une lésion cutanée bénigne très fréquente après 50 ans. Elle se présente sous la forme d’une petite plaque brune ou noire, légèrement en relief, qui apparaît le plus souvent sur le visage, le cuir chevelu, le dos ou le décolleté. Sans gravité, elle reste pourtant gênante : elle attire le regard, accroche parfois les vêtements ou se confond avec d’autres lésions plus préoccupantes. Plusieurs solutions médicales permettent de la retirer rapidement sans cicatrice visible. Chez Beaujour, le geste est réalisé en consultation, par un médecin esthétique formé à ces interventions.
DÉFINITION DU BESOIN
Qu’est-ce qu’une kératose séborrhéique ?
La kératose séborrhéique est une tumeur cutanée bénigne qui résulte d’un épaississement localisé de la couche superficielle de la peau. Elle prend la forme d’une lésion bien délimitée, de couleur ocre, brune ou noirâtre, à la surface rugueuse parfois cireuse. Sa taille varie de quelques millimètres à plusieurs centimètres et son épaisseur a tendance à augmenter avec le temps.
Elle apparaît rarement seule : les lésions ont tendance à se multiplier avec l’âge, en particulier à partir de la cinquantaine. Au-delà de 60 ans, la majorité de la population présente au moins une kératose séborrhéique. Son origine est principalement liée au vieillissement cutané à une prédisposition génétique. L’exposition solaire chronique est également identifiée comme un facteur favorisant, notamment pour les lésions situées sur les zones photo-exposées.
La kératose séborrhéique ne doit pas être confondue avec un grain de beauté, une kératose actinique ou un mélanome débutant. Le diagnostic, généralement clinique, doit toujours être posé par un médecin.
ZONES TOUCHÉES
Quelles sont les
zones touchées ?
La kératose séborrhéique peut se développer sur l’ensemble du tégument, à l’exception des paumes des mains et de la plante des pieds. Le visage est l’une des localisations les plus fréquentes, avec une prédilection pour les temps, le front et le pourtour des yeux. Le cuir chevelu est également concerné, ce qui peut causer un gêne lors du brossage ou du coiffage.
Le tronc constitue une autre zone privilégiée, en particulier le dos, la poitrine et le décolleté. Chez la femme, les lésions du décolleté sont particulièrement visibles et représentent souvent le principal motif de consultation. Les bras, les jambes et le cou peuvent également être atteints, plus rarement les zones génitales.
Les causes
Quelles sont les causes ?
Les mécanismes précis de la kératose séborrhéique ne sont pas tous élucidés, mais la recherche dermatologique a identifié plusieurs facteurs qui expliquent son apparition et sa multiplication progressive avec les années.
01
Vieillissement cutané
Avec l’âge, le renouvellement des cellules épidermiques se modifie : au lieu d’être éliminées naturellement, certaines cellules s’agglomèrent et forment des excroissances kératosiques. Cela explique pourquoi la kératose séborrhéique est exceptionnelle avant 30 ans, fréquente à partir de 40 ans, et présente chez la majorité des personnes après 60 ans.
02
Prédisposition génétique
Les personnes dont les parents ou la fratrie présentent de nombreuses kératoses séborrhéiques ont statistiquement plus de risques d’en développer à leur tour, parfois précocement et en grande quantité. Certaines formes familiales se manifestent dès la quarantaine, avec des lésions multiples et parfois étendues.
03
Exposition solaire chronique
L’exposition répétée au soleil est reconnue comme un facteur aggravant, en particulier pour les lésions situées sur le visage, les avant-bras et le décolleté. Une photoprotection régulière participe à limiter leur apparition.
04
Terrains métaboliques
La résistance à l’insuline, le diabète de type 2 et le surpoids sont associés à une fréquence plus élevée d’acrochordons. Cette association est suffisamment documentée pour qu’un dépistage métabolique puisse être proposé en présence de lésions multiples.
05
Type de peau
Les peaux qui ont été grasses durant la jeunesse semblent plus sujettes au développement de ces lésions à l’âge adulte.
PREVEnTION
Comment prévenir l’apparition de la kératose séborrhéique ?
Aucune mesure ne permet d’empêcher avec certitude l’apparition des kératoses séborrhéiques. Le poids de l’âge et celui de l’hérédité échappent par nature à toute action préventive. En revanche, certains gestes du quotidien peuvent en freiner la survenue et en limiter la propagation sur la peau.
La photoprotection constitue le levier le plus important. L’application quotidienne d’un écran solaire à indice élevé sur le visage, le cou et le décolleté, le port de chapeau et la limitation des expositions aux heures les plus chaudes participent à préserver la peau du vieillissement actinique, en grande partie responsable de ces lésions. Une routine de soin adaptée à la peau mature, comprenant une exfoliation douce et régulière, peut également aider à maintenir un renouvellement cellulaire harmonieux.
En cas d’évolution suspecte d’une lésion existante, qu’il s’agisse d’un changement rapide de taille, de forme, de couleur, d’un saignement ou d’une démangeaison persistante, une consultation médicale s’impose sans attendre. Il est par ailleurs déconseillé de tenter de retirer une lésion soi-même : les méthodes maison exposent à un risque réel d’infection, de cicatrice définitive et de retard de diagnostic en cas de confusion avec une lésion plus sérieuse.
traitement
Quel traitement adopter pour traiter un molluscum pendulum ?
Le retrait d’une kératose séborrhéique est un geste médical bref, réalisé en une séance. Le médecin examine d’abord la lésion pour confirmer le diagnostic et écarter toute autre pathologie cutanée d’aspect proche. Il choisit ensuite la technique la plus adaptée à la taille, à l’épaisseur, à la localisation et au nombre d’éléments à traiter.
01
Electrocoagulation
Un courant éléctrique de faible intensité brûle la lésion avec une grande précision, souvent associé à un curetage léger qui permet de retirer la kératose en une seule séance. La technique est rapide, indiquée pour les lésions de petite et moyenne taille et réalisée sous anesthésie locale si nécessaire.
02
Le faisceau laser vaporise la lésion en ciblant les molécules d’eau contenus dans les cellules. Il est particulièrement indiqué pour les lésions multiples, les zones délicates comme le visage et le décolleté, ou lorsqu’un résultat esthétique optimal est recherché.
FAQ
Questions fréquentes à propos
de la kératose séborrhéique
01
La kératose séborrhéique est-elle dangereuse ?
Non, la kératose séborrhéique est une lésion totalement bénigne qui ne se transforme jamais en cancer. Elle fait partie des signes physiologiques du vieillissement cutané. En revanche, son aspect peut prêter à confusion avec d’autres lésions plus sérieuses, comme un mélanome débutant ou une kératose actinique. C’est précisément pour cette raison qu’un avis médical est indispensable avant tout retrait.
02
Combien de séances sont nécessaires ?
Une seule séance suffit le plus souvent à retirer une lésion. Lorsque les kératoses séborrhéiques sont nombreuses ou réparties sur plusieurs zones, le médecin peut proposer de répartir le geste sur deux consultations afin d’optimiser le confort et la cicatrisation.
03
Le retrait est-il douloureux ?
L’intervention est très bien tolérée. Pour les lésions volumineuses ou les zones sensibles comme les paupières, une anesthésie locale est utilisée. Les suites sont simples : une légère gêne pendant 24 à 48 heures, sans retentissement sur les activités quotidiennes.
04
Y a-t-il un risque de cicatrice ?
Les techniques utilisées chez Beaujour permettent un retrait sans cicatrice visible dans la grande majorité des cas. Une légère rougeur ou une zone légèrement plus claire peut persister quelques semaines avant de s’estomper. Le respect des consignes post-séance, en particulier la protection solaire, est déterminant pour la qualité du résultat final.
05
Peut-on retirer une kératose séborrhéique soi-même ?
Non. Toute tentative de retrait à domicile (grattage, produits caustiques, remèdes traditionnels) expose à un risque d’infection, de saignement et de cicatrice définitive. Surtout, certaines lésions cutanées peuvent ressembler à une kératose séborrhéique sans en être : seul un médecin peut confirmer le diagnostic et choisir la technique adaptée.
06
Quelle différence entre la kératose séborrhéique et lé kératose actinique ?
Les deux affections portent un nom proche mais sont fondamentalement différentes. La kératose séborrhéique est une lésion totalement bénigne, liée au vieillissement cutané. La kératose actinique est une lésion précancereuse, liée à une exposition solaire chronique, qui peut évoluer vers un carcinome épidermoïde si elle n’est pas traitée. Le diagnostic différentiel est donc essentiel et justifie pleinement la consultation médicale avant toue intervention.

RENCONTREZ
UN DE NOS
MEDECINS.
Chaque personne est unique.
Nous sommes là pour vous conseiller.